Publié par Michel

Vos tomates noircissent en juillet ? C’est probablement à cause de ça

6 juillet 2025

tomate noircie
tomate noircie

Une tache noire, enfoncée, qui s’étale sous la tomate. D’abord discrète, elle s’élargit, durcit, rend le fruit inconsommable. Ce scénario, des centaines de jardiniers le vivent chaque été. Le plant semble sain, les feuilles vertes, les tomates bien formées… puis le noircissement surgit, inexpliqué. Cette affection a un nom : la nécrose apicale, ou « cul noir ». Et dans la majorité des cas, elle résulte d’une simple habitude trop répandue : un arrosage irrégulier.

Pourquoi vos tomates noircissent surtout en juillet

Le mois de juillet met les plants de tomates à rude épreuve. La croissance des fruits s’accélère, la température grimpe, les sols sèchent vite. Dans ces conditions, tout écart d’arrosage provoque des perturbations internes. Le calcium, pourtant présent dans le sol, devient difficile à assimiler pour la plante si l’eau manque ou arrive par à-coups. Le fruit en formation, mal nourri, développe cette lésion noire typique.

Les signes du cul noir et pourquoi il s’installe sans crier gare

Tout commence souvent par une tomate plus molle, qui s’assombrit à la base. On pense parfois à une brûlure du soleil, ou à une attaque de nuisible. Mais ici, ni insecte ni champignon n’est en cause. C’est un stress hydrique pur. Il suffit de quelques jours d’arrosage anarchique, suivi d’une forte pluie ou d’un arrosage massif, pour voir apparaître les premiers fruits nécrosés. Une seule plante peut en produire cinq ou six, déformées, fichues.

Voir également : Mildiou sur tomates : la recette 100% naturelle qui bloque l’invasion en 48h chrono

Les mauvaises habitudes d’arrosage qui aggravent le problème

Arroser abondamment après un oubli. Mouiller le feuillage au lieu de la base. Varier les horaires d’un jour à l’autre. Toutes ces pratiques, banales en apparence, mettent la plante sous pression. La tomate a besoin de régularité, pas de « tout ou rien ». Chaque pic de sécheresse suivi d’un grand arrosage crée un décalage physiologique qui lâche prise là où le fruit est le plus fragile.

Comment garder un sol stable même sous forte chaleur

Le meilleur moyen d’éviter les chocs hydriques, c’est le paillage. En disposant une couche de 5 à 7 cm de paille, de feuilles sèches ou de broyat, l’humidité reste piégée, la température du sol varie moins, et les racines souffrent moins. Un sol nu en plein soleil chauffe trop, sèche rapidement, et pousse le plant à puiser dans ses réserves sans accès régulier à l’eau.

Le rythme d’arrosage qui change tout

Arroser en petite quantité mais souvent, toujours au pied, à heure fixe. Le matin ou le soir, jamais en pleine journée. En moyenne, 1 à 1,5 litre d’eau par plant tous les deux jours suffit si le sol est paillé. En cas de canicule, on adapte sans surcompenser. L’idéal : installer des bouteilles retournées ou des ollas (jarres en terre cuite) pour un apport continu et modéré.

Le piège à éviter à tout prix

“Ajouter un engrais riche en calcium ne sert à rien si l’eau ne permet pas à la plante de l’absorber. Le problème vient du sol sec, pas du manque de nutriments.”

Beaucoup pensent bien faire en achetant des compléments. Mais le calcium est souvent déjà présent. Le souci, c’est que la plante n’y accède pas sans eau régulière. L’ajout de produits peut même aggraver les choses si cela déstabilise le sol ou déséquilibre les apports.

Les tomates en pot sont les plus exposées

Sur un balcon ou en jardinière, les tomates souffrent plus vite. Le volume de terre est réduit, le drainage rapide, la rétention d’eau moindre. Il faut donc renforcer le paillage, regrouper les pots à l’ombre aux heures chaudes, et multiplier les points d’arrosage lent. Mieux vaut un petit arrosage deux fois par jour qu’un grand jet tous les trois jours.

Surveiller, ajuster, et intervenir vite

Dès que les premiers signes apparaissent, il faut agir : retirer les fruits atteints, relancer un cycle d’arrosage stable, réaliser un apport doux de compost ou d’engrais naturel riche en humus. La plante repart. Le cul noir n’est pas contagieux, mais il peut s’étendre si les conditions ne changent pas.

Protéger ses tomates, c’est protéger son été

Un plant bien suivi, paillé, arrosé régulièrement offre une récolte abondante, saine et savoureuse. L’erreur ne vient pas d’un manque de soin, mais souvent d’une bonne intention mal appliquée. Rétablir un sol stable et humide sans excès, voilà le vrai remède au noircissement des tomates. Et quelques ajustements suffisent souvent à changer toute la saison.

Mis à jour le 6 juillet 2025

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Michel Dupont est un expert passionné en agriculture durable et fondateur de EcoleDagriculture.fr, une plateforme éducative innovante dédiée à la formation et au développement des compétences dans le secteur agricole. Retrouvons-nous sur : 👉 notre page Facebook ! Et partagez nos articles, commentez, c’est le meilleur moyen de nous soutenir !

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