Combien de fois on s’est cassé la tête avec des traitements maison, des purins ou des décoctions pour sauver nos tomates ou nos courgettes d’un coup de mildiou ? Et si, au lieu de courir après les solutions une fois la maladie là, on s’y prenait autrement, dès le sol ? En modifiant juste un élément dans le compost, tout change. Résultat : les plantes tombent rarement malades, même quand tout le monde autour galère. Et non, ce n’est pas une poudre magique, ni un produit à acheter.
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Pourquoi un compost classique ne suffit pas toujours
On pense souvent qu’un bon compost, bien équilibré en vert et en brun, ça suffit à tout régler. En réalité, ce n’est pas aussi simple. Un compost peut être bien décomposé mais presque « mort » d’un point de vue microbien. Et un sol sans vie, cela attire les maladies comme un frigo attire les moisissures. Le truc qui change la donne, c’est un petit champignon naturel : Trichoderma harzianum. Ce nom ne dira pas grand-chose à la plupart, mais dans le monde invisible du sol, c’est un allié costaud.
Ce qu’il faut mettre dans le compost pour que ça marche
Rien de compliqué : des copeaux de bois non traités, des feuilles mortes de chêne ou de noyer, un peu de carton brun découpé, et surtout des restes de champignons (ceux du marché font l’affaire). On ajoute aussi une eau trouble faite maison : de l’eau de riz. Pas cuite, juste celle qu’on récupère en rinçant un verre de riz dans un litre d’eau. C’est riche en amidon, et ça donne un vrai coup de boost aux bons champignons comme Trichoderma.
Il suffit de tout mélanger dans le compost, bien aérer, et arroser avec cette eau tous les 10-15 jours quand il fait chaud. En quelques semaines, le compost change d’odeur, devient plus « forêt » que « ferme », signe que la vie s’y installe.
Ce que ça change vraiment pour les plantes
Les plantes développent un système racinaire plus costaud, elles résistent mieux aux périodes de stress, et surtout, elles chopent moins de maladies du sol. Moins de flétrissement, moins de fonte des semis, et les tomates restent debout quand celles des voisins s’écroulent. Pas de traitement à répétition, juste un sol plus vivant. C’est discret, mais radical.
Avertissement : Ne jamais mettre de bois traité, de feuilles d’eucalyptus ou de carton imprimé dans le compost. Ces éléments bloquent la flore utile et peuvent tuer Trichoderma avant même qu’il se développe.
Comment utiliser ce compost dans le potager ou les bacs
Pas besoin de grosses quantités. Une poignée dans le trou de plantation, ou un peu mélangé à la terre autour des légumes suffit. On peut aussi l’ajouter dans les bacs à semis, une fois bien mûr. Ce compost n’est pas fait pour fertiliser à tout prix, il sert surtout à sécuriser. Pour donner un sol qui travaille pour les plantes, pas contre elles.
Ce qu’on ne fait plus une fois qu’on a adopté cette méthode
Fini les traitements à répétition ou les recherches de solutions en urgence. En misant sur la prévention avec un compost vivant, tout devient plus simple. Une fois la méthode intégrée, ça roule tout seul. Le compost devient une vraie assurance santé végétale. Et ça change tout dans le quotidien du jardin.
Mis à jour le 27 mai 2025